vendredi 6 novembre 2026
Revue de presse

Santé : Bjijou veut restaurer la confiance dans l’hôpital public

Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Youns Bjijou, plaide pour un retour de la confiance des citoyens dans le système de santé, en particulier à l’hôpital…

CasablancaVeille Infos Casa5 min de lecture
Santé : Bjijou veut restaurer la confiance dans l’hôpital public

Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Youns Bjijou, plaide pour un retour de la confiance des citoyens dans le système de santé, en particulier à l’hôpital public. Il met en avant l’amélioration de l’accueil, de l’orientation et de la prise en charge, ainsi que la réduction des délais d’attente.

Youns Bjijou, ministre de la Santé et de la Protection sociale, a insisté sur la nécessité de regagner la confiance du citoyen dans le système de santé, notamment dans l’hôpital public. Cela passe, selon lui, par une meilleure qualité de la prise en charge, de l’accueil et de l’orientation, par la réduction des délais d’attente et par la garantie de la continuité des soins dans un parcours clair et coordonné entre les différents niveaux de prise en charge. Le ministre compte aussi renforcer le rôle des établissements de soins de santé primaires et s’appuyer sur un système d’information sanitaire national intégré.

Devant la Commission des secteurs sociaux à la Chambre des représentants, réunie ce jeudi 5 avril pour la présentation du projet de budget du ministère pour 2027, Bjijou a expliqué que le Chantier Royal de généralisation de la protection sociale, avec en premier lieu l’Assurance maladie obligatoire de base, est étroitement lié à la mise à niveau de l’offre de soins. L’objectif est de garantir un accès effectif aux soins et d’alléger la charge financière des ménages, afin de consolider les acquis de l’État social.

Le projet de budget du ministère pour l’an prochain prévoit une enveloppe globale d’environ 45,36 milliards de dirhams, en hausse d’environ 3 milliards par rapport à 2026. Il prévoit aussi la création de 8 000 nouveaux postes budgétaires pour renforcer les ressources humaines, dont 2 600 destinés aux groupements sanitaires territoriaux récemment instaurés.

Le ministre a par ailleurs annoncé que ce budget sera complété par des crédits supplémentaires, dont le montant sera communiqué à l’issue des vérifications techniques en cours. Cette démarche traduit, a-t-il affirmé, « l’engagement du gouvernement à soutenir la réforme du système de santé et à fournir les ressources nécessaires pour accélérer la mise en œuvre des chantiers ayant un impact direct sur les citoyens ».

Les crédits de paiement alloués à l’investissement s’élèvent à 14,49 milliards de dirhams, dont 6,14 milliards pour la construction, la rénovation et l’équipement des établissements hospitaliers, soit une progression d’environ 61 % par rapport à 2026. Les subventions d’investissement destinées aux groupements sanitaires territoriaux passent à 1 milliard de dirhams, afin de mieux répondre aux besoins régionaux et de réduire les disparités territoriales.

Lors de la même réunion, il a été question de la création d’un nouveau centre hospitalier universitaire à Casablanca, doté d’une capacité d’accueil importante, pour répondre aux besoins de la population de la région et à la pression démographique qu’elle subit. Les centres hospitaliers provinciaux de Settat et de Kénitra seront par ailleurs érigés en centres hospitaliers universitaires. Cette évolution doit rapprocher les soins de niveau tertiaire des habitants des deux provinces et offrir des espaces de formation clinique et de stages hospitaliers aux étudiants des facultés de médecine récemment créées dans ces deux villes.

Selon lui, le ministère donnera la priorité, l’an prochain, à l’achèvement des projets et à l’accélération de la mise en service des établissements, tout en assurant les cadres, les équipements, les médicaments et la maintenance nécessaires à leur fonctionnement. Il a ajouté que l’efficacité de l’investissement suppose une bonne utilisation des ressources disponibles et un suivi de l’exécution à l’aide d’indicateurs clairs, permettant de mesurer l’amélioration des services rendus aux patients.

Le ministre a également souligné que le capital humain constitue la principale richesse du système de santé et le pilier de la réussite de sa réforme. Il a fait de la valorisation des compétences des professionnels de santé une priorité, ce qui implique d’améliorer leurs conditions d’exercice, de les motiver, de développer leurs parcours professionnels et de mieux répartir les cadres en fonction des besoins des régions et des établissements.

Youns Bjijou a enfin attiré l’attention sur « l’importance de garantir l’approvisionnement continu du marché national en médicaments, d’anticiper les risques de pénurie et de rupture, de soutenir la production nationale de médicaments, de vaccins et de produits stratégiques, et de renforcer les capacités du système de la transfusion sanguine et des produits sanguins ». Le but est de permettre au Royaume de mieux répondre à ses besoins essentiels et de réduire sa dépendance à l’égard de sources extérieures.

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Source : Hespress

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Par Veille Infos Casa

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