mardi 3 novembre 2026
Revue de presse

Une majorité politique assumée, le PAM attendu sur les résultats

Le Parti authenticité et modernité (PAM), l’Istiqlal (PI), l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS) revendiquent une majorité « politique », réunie autour de…

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Une majorité politique assumée, le PAM attendu sur les résultats

Le Parti authenticité et modernité (PAM), l’Istiqlal (PI), l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS) revendiquent une majorité « politique », réunie autour de formations de poids. Pour le PAM, qui avait fait du « changement de cap » son slogan de campagne, l’heure de vérité approche.

« Changer de cap » : tel était en effet le slogan central du PAM pour les législatives du 23 septembre. Dix-neuf jours après le scrutin, le parti, arrivé en tête avec 97 sièges, prend la tête d’une coalition de quatre formations. Avec l’Istiqlal (65 sièges), l’USFP (26) et le PPS (19), il totalise 207 députés sur 395, soit neuf de plus que la majorité absolue, fixée à 198, selon le communiqué conjoint publié ce lundi 12 octobre.

Cette recomposition rapproche la première force issue des urnes de trois partis à l’ancrage historique. Le texte revendique une majorité « politique », cohérente et capable de relever les défis intérieurs comme extérieurs. Elle devra toutefois composer avec des contrepoids, notamment le parti de la justice et du développement (PJD), revenu avec 54 sièges, qui a annoncé très tôt son alignement dans l’opposition.

Reste à composer l’équipe. Les quatre partis doivent proposer des noms de ministres, puis élaborer le programme gouvernemental.

Entre têtes d’affiche et promesse de cap

Contacté par Hespress FR, Azzedine Hannoun, professeur de droit public à la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université Ibn Tofaïl, revient sur la portée de cette majorité, qu’il qualifie d’inédite et à forte charge politique. On passe, explique-t-il, d’une logique de gestion technique ou administrative à une coalition de poids lourds partisans.

Cette majorité, relève le professeur, assume sa coloration politique. En réunissant des sensibilités historiques et des forces majeures du paysage national, elle ne se cache plus, en principe, derrière la technocratie : elle revendique une forte légitimité partisane pour impulser des choix de rupture.

Le contexte l’exige, souligne-t-il. Face à une contestation sociale ou politique vigoureuse, puis à une opposition incisive et vigilante, l’Exécutif a besoin de têtes d’affiche, de ténors politiques capables de monter au front, de débattre, de porter la contradiction sur le terrain parlementaire et médiatique et d’assumer la charge politique des réformes. Une majorité fragile ou purement technique, affirme Azzedine Hannoun, n’aurait pas résisté à la pression du débat public actuel.

Pour le PAM, l’enjeu est existentiel, de l’avis du professeur de droit public. Le parti est attendu sur son slogan de campagne phare, le « changement de cap » (Taghyir Al Massar), et intégrer cette coalition est l’occasion ou jamais de prouver sa capacité de transformation de l’intérieur.

Ce leitmotiv martelé pendant la campagne, insiste-t-il, doit se traduire impérativement dans les politiques publiques. Entrer dans cette configuration majoritaire, fait-il observer, donne au PAM les leviers institutionnels pour acter ce changement, mais l’expose aussi en première ligne en cas de déception citoyenne.

Reste à savoir si la coalition transformera l’essai : c’est à l’épreuve du programme gouvernemental que le changement de cap sera jugé.

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Source : Hespress

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Par Veille Infos Casa

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