mardi 3 novembre 2026
Revue de presse

Migration irrégulière : depuis l’Algérie, la route vers la Sardaigne reste active

Quelque 107 migrants ont débarqué en Sardaigne en l’espace de 24 heures, après cinq arrivées distinctes sur les côtes de Teulada, Porto Pino et Sant’Antioco. Un nouvel épisode qui remet…

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Migration irrégulière : depuis l’Algérie, la route vers la Sardaigne reste active

Quelque 107 migrants ont débarqué en Sardaigne en l’espace de 24 heures, après cinq arrivées distinctes sur les côtes de Teulada, Porto Pino et Sant’Antioco. Un nouvel épisode qui remet en lumière la route migratoire reliant les côtes algériennes au sud de l’île italienne.

Les conditions météorologiques favorables dans le canal de Sardaigne ont facilité ces traversées à bord de petites embarcations. À Sant’Antioco, les secours ont notamment dû intervenir après l’arrivée d’un groupe dans une crique difficile d’accès. Les migrants, qui avaient débarqué sur un radeau, ne parvenaient pas à regagner leur embarcation.

Parmi les 107 personnes prises en charge figuraient cinq femmes et trois mineurs. Tous se sont déclarés de nationalité algérienne et étaient en bonne santé, rapporte CagliariToday, qui précise qu’ils ont été conduits dans un centre d’accueil afin de permettre aux autorités italiennes de procéder aux vérifications d’identité.

Une route bien établie

L’épisode confirme surtout la persistance d’une route migratoire directement alimentée par les départs depuis l’Algérie. Contrairement aux grands itinéraires de la Méditerranée centrale, cette voie repose sur une traversée beaucoup plus courte entre les côtes algériennes et le sud de la Sardaigne.

Le principal point de départ cité pour cette route est Annaba, dans le nord-est de l’Algérie. De petites embarcations prennent la mer depuis cette façade maritime avant de mettre le cap sur les côtes sardes. Leur taille réduite et leurs moteurs souvent peu puissants permettent d’effectuer la traversée avec des moyens limités, mais exposent aussi les passagers à des risques importants.

Cette proximité géographique contribue à maintenir l’attractivité de l’itinéraire. La traversée vers la Sardaigne est en effet nettement plus courte que les routes reliant les côtes nord-africaines à l’Italie continentale. Pour les candidats au départ, elle constitue donc une voie d’accès directe au territoire européen.

Une route née il y a vingt ans

Les premiers débarquements algériens documentés en Sardaigne remontent à l’été 2006. Le 30 août de cette année-là, une petite embarcation transportant une vingtaine de jeunes hommes avait atteint la plage de Santa Margherita di Pula.

L’épisode avait d’abord été interprété comme une possible erreur de navigation. L’état des passagers, épuisés et dépourvus de papiers et de provisions, avait rapidement permis aux autorités de comprendre qu’il s’agissait d’une tentative de rejoindre l’Europe.

Depuis, les départs depuis l’Algérie et les débarquements dans le sud-ouest de la Sardaigne n’ont jamais complètement cessé. Ils restent toutefois moins médiatisés que les arrivées enregistrées sur les principales routes de la Méditerranée centrale.

La particularité de cet axe tient précisément à son profil. Les embarcations sont généralement de petite taille, les traversées sont relativement courtes et les personnes qui arrivent dans le sud de la Sardaigne sont très majoritairement originaires d’Afrique du Nord. Selon les éléments rapportés par la presse locale italienne, les Algériens représentent l’immense majorité des personnes débarquées sur cette partie de l’île.

L’Algérie comme point de départ

Les 107 arrivées enregistrées en 24 heures donnent donc un aperçu d’un phénomène qui prend naissance de l’autre côté de la Méditerranée : des départs organisés depuis les côtes algériennes, puis des traversées rapides vers la Sardaigne.

Le phénomène reste particulièrement dépendant de la météo. Lorsque les conditions sont favorables, les petites embarcations peuvent prendre la mer et multiplier les tentatives sur une courte période. À l’inverse, l’état de la mer constitue un facteur déterminant pour des bateaux souvent peu adaptés à la navigation hauturière.

Ces embarcations sont d’ailleurs régulièrement abandonnées après l’arrivée sur les côtes sardes, ou peuvent sombrer avant d’atteindre leur destination.

Près de vingt ans après les premières arrivées recensées en 2006, la route Algérie-Sardaigne reste donc active. Les nouveaux débarquements ne constituent pas seulement une série d’arrivées sur les plages italiennes, ils témoignent de la persistance d’un axe migratoire alimenté depuis les côtes algériennes et qui, malgré sa faible exposition médiatique, continue de fonctionner. L’itinéraire « dont personne ne parle », selon une ancienne plainte de certains syndicats de police, rappelée par le média italien.

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Source : Hespress

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Par Veille Infos Casa

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