Nommé ministre délégué chargé du Préscolaire et de la Lutte contre le décrochage scolaire, Kamal Hachoumi hérite de deux chantiers majeurs pour l’école publique. Généralisation de l’enseignement préscolaire, amélioration des conditions des éducateurs et éducatrices, prévention des abandons scolaires : les engagements électoraux de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) constituent une première feuille de route pour le nouveau responsable.
La nouvelle architecture gouvernementale confie à Kamal Hachoumi la responsabilité de deux dossiers étroitement liés à l’égalité des chances : le développement de l’enseignement préscolaire et la lutte contre le décrochage scolaire.
Universitaire spécialisé en sciences politiques et en droit constitutionnel, membre du bureau politique de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), le nouveau ministre délégué devra contribuer à la mise en œuvre des orientations éducatives du gouvernement dirigé par Fatima Ezzahra El Mansouri.
Son parcours l’a conduit à occuper plusieurs fonctions administratives et universitaires. Il a notamment assuré, entre août 2022 et août 2023, les fonctions de secrétaire général par intérim du ministère de l’Inclusion économique, de la Petite Entreprise et de l’Emploi.
Il a également été directeur des ressources humaines au sein de ce département, de mars 2022 à octobre 2023, et vice-doyen de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales d’Aïn Sebaâ entre septembre 2016 et juillet 2017.
Professeur universitaire et coordinateur d’un master en études politiques et institutionnelles approfondies à la Faculté de droit d’Agdal, à Rabat, Kamal Hachoumi a aussi travaillé comme expert-consultant senior auprès du Nordic Centre for Conflict Transformation, basé à Stockholm.
Le statut des éducateurs du préscolaire au cœur des attentes
Parmi les dossiers qui attendent le nouveau responsable figure la poursuite de la généralisation de l’offre préscolaire. L’objectif ne consiste pas seulement à élargir l’accès à cette étape de la scolarisation, mais aussi à garantir la qualité de l’encadrement et des apprentissages proposés aux enfants.
La situation des éducatrices et éducateurs du préscolaire constitue un autre enjeu. Ces professionnels réclament une amélioration de leurs conditions sociales, économiques et administratives. La question de leur statut, de leur rémunération et de leur formation reste donc centrale pour assurer la stabilité des équipes et la qualité de l’enseignement dispensé aux plus jeunes.
Le programme électoral de l’USFP prévoit de généraliser un enseignement préscolaire gratuit et de qualité pour tous les enfants à partir de quatre ans. Le parti s’engage également à construire et à équiper des unités préscolaires dans l’ensemble des communes rurales et des quartiers insuffisamment équipés.
Il préconise, en parallèle, la formation et la qualification des éducatrices et éducateurs selon des normes nationales unifiées. Ces mesures supposent de mobiliser des moyens humains et matériels suffisants, mais aussi de veiller à ce que l’extension de l’offre ne se fasse pas au détriment de la qualité.
Prévenir le décrochage avant la rupture scolaire
Le second volet du portefeuille confié à Hachoumi concerne la lutte contre le décrochage scolaire. L’USFP propose de renforcer les dispositifs de détection précoce des élèves exposés au risque d’abandon, afin d’intervenir avant que les difficultés scolaires ou sociales ne conduisent à une rupture définitive avec l’école.
Le programme prévoit également d’élargir les aides sociales destinées aux familles défavorisées, notamment dans les zones rurales et périurbaines. Les bourses, le transport scolaire, la restauration et l’hébergement figurent parmi les leviers identifiés pour réduire les obstacles matériels à la poursuite de la scolarité.
Le parti entend aussi développer les écoles de la deuxième chance et les programmes de réintégration pour les jeunes ayant quitté le système scolaire. Il propose enfin de renforcer le soutien pédagogique gratuit pour les élèves confrontés à des difficultés d’apprentissage.
Ces engagements appellent une action coordonnée entre les établissements, les familles et les services chargés de l’accompagnement social. Le repérage des élèves en difficulté ne peut produire de résultats sans solutions adaptées à leurs besoins, qu’il s’agisse de soutien scolaire, de transport ou d’aide aux familles.
Des engagements électoraux à traduire en mesures concrètes
Dans son programme, l’USFP présente l’école publique comme un levier de justice sociale et d’égalité des chances. Le parti défend une réforme éducative destinée à restaurer la confiance dans l’enseignement public, à favoriser l’apprentissage et la citoyenneté et à préparer les élèves aux évolutions de l’économie et de la société.
La réhabilitation des établissements, leur équipement en laboratoires et en bibliothèques, ainsi que le développement des espaces sportifs et culturels font également partie des engagements annoncés.
Pour Kamal Hachoumi, l’enjeu sera de traduire ces orientations en actions concrètes, avec des objectifs mesurables et un calendrier d’exécution. La généralisation du préscolaire, l’amélioration des conditions de travail des éducateurs et la prévention du décrochage constitueront des indicateurs importants pour évaluer les premières avancées de son département.
The post Préscolaire et décrochage, les dossiers qui attendent Kamal Hachoumi appeared first on Hespress Français – Actualités du Maroc.
Source : Hespress
Source : Hespress




